Bilan

Encore une fois en fin de journée, les Français occupent le champ de bataille. La retraite des alliées se fait en direction de Soissons. La destruction des ponts permet de gagner un temps précieux, les Français mettront plusieurs heures pour en remettre un en état si bien que Mortier n’engagera véritablement la poursuite tard le lendemain.

Napoléon est amèrement déçu de la conduite du maréchal Macdonald. « Si le maréchal Macdonald, comme je l’avais espéré, avait agi sur la rive droite de la Marne, pas un homme n’aurait échappé [1]». Les communications difficiles ont sans nul doute empêché Macdonald d’effectuer ce mouvement. À l’heure où Napoléon écrit ces lignes, il se trouve à Meaux, 50 km à l’ouest. Dans cette même lettre, l’Empereur évalue ainsi les pertes de l’armée ennemie : « Je lui ai enlevé toute son arrière-garde composée de quatre bataillons russes, trios bataillons prussiens et trois pièces de canon; tout a été enlevé, même le général russe qui les commandait [Heidenreich]. On a fait aujourd’hui 2000 prisonniers. »


Les auteurs français Weil et Koch estiment que les alliées perdirent plus de 3000 hommes le 12 février. Plotho et Sporschil admettent 2000 hommes de perte. Quelques canons ont aussi été pris. Quant aux Français, ils ne semblent pas avoirs beaucoup soufferts, les pertes avoisinent 500 hommes.


Note

[1]
Napoléon au Roi Joseph, Faubourg de Château-Thierry, 12 février 1814. Correspondance, №21233.


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